Turbo : un diagnostic précis est essentiel

Turbo : un diagnostic précis est essentiel
28.08.2026Swiss Automotive ShowBTS Turbo

Un code défaut lié à la pression de suralimentation ne signifie pas forcément que le turbo est endommagé. Lors du salon SAS, Alexander Bentenrieder, de BTS Turbo, a expliqué pourquoi les ateliers devraient y regarder de plus près et pourquoi les turbocompresseurs resteront longtemps d’actualité.

Quiconque l'écoutait s'en rendait vite compte : cet homme est passionné par son domaine. Alexander Bentenrieder, de la société allemande BTS Turbo, spécialisée dans les turbocompresseurs, a profité de son exposé technique pour lancer un plaidoyer sans équivoque. Dès le début de son monologue passionnant, il a déclaré : « Les turbocompresseurs sont plus importants que jamais. »

Et cela s'explique. L'époque des moteurs atmosphériques de grande cylindrée est révolue, a-t-il expliqué. Pour atteindre les objectifs en matière de CO₂ et de consommation, les moteurs doivent devenir plus petits et plus efficaces. « De quel type de moteurs atmosphériques fallait-il disposer autrefois pour atteindre 300 ch ? Des monstres. » Aujourd’hui, grâce aux turbocompresseurs, il est possible d’obtenir une puissance très élevée à partir d’une cylindrée nettement inférieure. « Si la réduction de cylindrée est bien menée et que le moteur est robuste, rien ne s’y oppose en réalité. »

En matière d’efficacité également, M. Bentenrieder estime que le turbocompresseur présente un avantage. Contrairement à un « e-booster », il ne nécessite pas d’énergie supplémentaire provenant de la batterie. Il utilise au contraire l’énergie des gaz d’échappement, qui serait sinon en grande partie perdue. C’est pourquoi le turbocompresseur continuera à jouer un rôle important, d’autant plus qu’à l’avenir, il n’y aura plus que des moteurs à combustion suralimentés. En bref : « Nous aurons encore davantage affaire aux turbocompresseurs. »

La cause se trouve souvent ailleurs
Un diagnostic précis n’en devient que plus important. Selon M. Bentenrieder, les ateliers agissent encore trop souvent de manière précipitée, notamment en ce qui concerne le turbocompresseur. « Le client arrive, le voyant s’allume, vous lisez la mémoire des défauts, et vous tombez sur le classique : pression de suralimentation inférieure à la limite de régulation. » Il n’est pas rare que cela entraîne immédiatement le remplacement du turbocompresseur. « Curieusement, dans de nombreux ateliers, on met son cerveau en veille et on se contente d’installer un nouveau turbocompresseur. »

Or, la cause pourrait bien se situer ailleurs. Une fuite dans le système d’air de suralimentation n’est qu’une possibilité parmi d’autres ; un filtre à particules bouché, par exemple, pourrait également être en cause. « Nous avons régulièrement affaire à des cas de garantie où c’est déjà le troisième turbocompresseur qui a été monté en l’espace d’une semaine. À un moment donné, il faut alors se demander : cela ne viendrait-il pas plutôt d’autre chose ? »

Or, la contre-pression des gaz d’échappement trop élevée n’est souvent pas vérifiée lors du diagnostic. Bentenrieder recommande donc de mesurer la contre-pression des gaz d’échappement en amont du filtre à particules à l’aide d’un manomètre et en charge. « De préférence manuellement », a-t-il souligné. En effet, les valeurs des capteurs peuvent également être trompeuses, par exemple si un câble du capteur de pression différentielle est endommagé.

Une vue d’ensemble du système
L’expert technique a présenté différents exemples visant avant tout à illustrer une chose : un code défaut n’est que le point de départ du diagnostic. S’adressant au public, il a déclaré : « Vous n’avez pas besoin de tout savoir en détail sur le plan technique. L’important, c’est que vous compreniez qu’il faut parfois réfléchir en prenant trois chemins détournés. »

Les contrôles rapides permettent peut-être de s’en sortir dans 70 % des cas, mais ce sont les 30 % restants qui posent problème. « Ce sont les cas où l’on se heurte sans cesse à des difficultés, où les coûts explosent et où la voiture a peut-être déjà passé par trois ateliers. » C’est précisément dans ces situations qu’il faut mener le diagnostic de manière rigoureuse jusqu’au bout. Ceux qui ont besoin d’aide à ce sujet devraient acquérir les connaissances techniques nécessaires ou faire appel à un partenaire compétent. Car : « YouTube ne vous mènera pas loin dans ce domaine. »

Ceux qui souhaitent acquérir encore plus de connaissances techniques gratuites auront également l’occasion de le faire samedi : à partir de 10 h, d’autres conférences spécialisées et démonstrations en direct sont au programme.

Votre adresse e-mail a été ajoutée avec succès
Une erreur s'est produite lors du processus d'inscription. Veuillez réessayer ou nous contacter.